Tandis que la COP 30 se tient à Belém jusqu’au 21 novembre 2025, la France réaffirme son engagement en faveur d’une santé plus respectueuse de l’environnement et d’un médicament plus durable. Dans cette dynamique, l’ANSM encourage l’augmentation de la durée de conservation des médicaments. Les objectifs sont clairs : réduire le gaspillage, sécuriser l’approvisionnement et limiter l’empreinte environnementale du médicament. Pour concrétiser cette ambition, nous lançons une phase pilote avec les industriels qui veulent s’engager.
En France, le système de soins représente plus de 8 % des émissions nationales de gaz à effet de serre (GES), soit près de 50 millions de tonnes équivalent CO₂. Les médicaments et les dispositifs médicaux en constituent 55 %. Or, des milliers de tonnes de médicaments et autres produits de santé non utilisés sont détruits chaque année.
Face à ce constat, la stratégie nationale de planification écologique du système de santé vise à réduire durablement l’impact environnemental du secteur. En décembre 2023, l’ANSM et les autres institutions françaises de la santé ont signé une convention d’engagements communs pour tracer une trajectoire de réduction des émissions de GES et des déchets. Cette initiative s’inscrit ainsi aux côtés de l’Europe dans une démarche collective pour une santé plus durable.
Allonger la durée de conservation du médicament : des bénéfices multiples
La durée de conservation d’un médicament correspond à la période pendant laquelle il peut être utilisé en toute sécurité et avec une efficacité garantie. Elle est fixée sur la base d’études de stabilité normalisées selon des référentiels internationaux.
Aujourd’hui, la majorité des médicaments autorisés en France ont une durée de conservation de 2 à 3 ans, tandis que moins de 10% d’entre eux atteignent 5 ans. Ces durées relativement courtes entraînent la destruction inutile de milliers de boîtes. Pourtant, réévaluer ces durées de conservation permettrait bien souvent de les augmenter, tout en s’assurant de l’efficacité des médicaments et de leur sécurité pour les patients.
L’allongement de la durée de conservation des médicaments présente par ailleurs de nombreux avantages :
- Moins de gaspillage en évitant des destructions inutiles ;
- Moins de risques de pénurie tout au long du circuit du médicament et une meilleure disponibilité des traitements dans les hôpitaux et les pharmacies ;
- Moins de déchets chimiques et moins d’émissions de CO₂ liés à la production de médicaments et à leur élimination.
Une phase pilote inédite en France
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